Un seul vélo, deux types de plaisir totalement différents. Gravel l'hiver, triathlon l'été. Avec les conseils de Gérald chez Tregoride, j'ai rendu mes roues interchangeables sans réglages.

Depuis que j’ai mon Origine Trail, je me suis toujours posé la même question : est-ce que je peux y mettre des roues de route ? Utiliser le même vélo pour le gravel et pour le triathlon, sans avoir à en acheter un deuxième.

C’est Gérald Frichou, de l’atelier Tregoride, qui m’a aidé à concrétiser ça. Il avait déjà monté mes roues gravel quelques années plus tôt. On a capitalisé sur ce premier montage pour rendre les deux paires interchangeables sans réglages.

L’idée de départ : ne pas multiplier les vélos

Je me suis bien documenté avant de me lancer. Le principe est séduisant mais il faut le préparer en amont. Si le montage n’est pas pensé dès le départ pour l’interchangeabilité, chaque changement de roue devient une séance de réglages. Ce n’est pas ce que je voulais.

Avec Gérald, on a défini les choix clés dès le montage des premières roues gravel. Résultat : aujourd’hui, je permute les deux paires en fonction de la saison. Gravel à l’automne et en hiver. Triathlon au printemps et en été. Et le vélo reste le même.

La cassette : même développement sur les deux paires

C’est le premier point à régler. Si les deux roues n’ont pas la même cassette, le dérailleur doit être réétalonné à chaque changement. Pas compliqué, mais ça prend du temps et ça demande les bons outils.

La solution : la même cassette sur les deux paires. J’ai choisi la Shimano HG-50 11-34 sur les deux roues. Le dérailleur n’a plus à bouger. On permute, on serre les leviers, on roule.

Les disques : exactement les mêmes que sur les roues gravel

C’est une décision délibérée. J’ai choisi les mêmes rotors sur la paire triathlon que sur la paire gravel : les Shimano Deore SLX SM-RT70 CenterLock (24,99 € la pièce). Même modèle, même diamètre. Les étriers n’ont pas à bouger d’un millimètre lors du changement de roues.

C’est exactement le genre de décision qu’on prend en amont, avec un monteur qui connaît le sujet. Sans ça, on se retrouve à régler les étriers à chaque permutation.

Ce que j’aime moins

  • Demande de s’engager entièrement dans un type de montage : en l’occurrence des moyeux DT Swiss milieu de gamme
  • La préparation initiale demande d’y penser dès le premier montage, pas après coup

Mon verdict

Pour qui : le triathlète ou le gravel rider qui veut un seul vélo polyvalent, bien préparé dès le départ, sans avoir à investir dans un deuxième cadre.

Moins adapté pour : quelqu’un qui veut zéro geste mécanique à chaque changement de roue. Ce système reste simple, mais pas totalement transparent.

Des questions sur ce type de montage ? N’hésitez pas à me contacter ou à passer directement par Tregoride pour un devis adapté à votre vélo.

Contacter l’atelier Tregoride

Verdict Montage roues interchangeables gravel / triathlon
5 /5
Testé et approuvé par The French Ride